Parc Dragon Ball près de Paris : ce que l’on sait vraiment du gigantesque projet de Cergy-Pontoise

Parc Dragon Ball près de Paris : ce que l’on sait vraiment du gigantesque projet de Cergy-Pontoise

Ce n'est plus une simple rumeur de fans de manga. La France et l'Arabie saoudite ont officiellement franchi une étape majeure dans le projet de création de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. Montant annoncé : 6 milliards d'euros d'investissements, avec 22 000 emplois potentiellement créés et un univers qui fait déjà beaucoup parler de lui : Dragon Ball.

Schéma projet parc d'attractions franco-saoudien
Schéma projet parc d'attractions franco-saoudien

Pour qui suit depuis longtemps l'industrie des parcs d'attractions, l'annonce mérite toutefois d'être regardée avec un peu plus de précision qu'un simple « Disneyland version Dragon Ball arrive à Paris ». Le projet est colossal, oui. Il est désormais officiel, oui. Mais entre un protocole d'accord et l'ouverture des portiques d'entrée, il reste encore plusieurs années de développement, d'autorisations et de travaux.

Trois parcs à thème et 6 milliards d'euros : ce qui a réellement été annoncé

L'annonce a été officialisée le 24 août à l'occasion de la visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Le projet est porté par Qiddiya Investment Company, le groupe saoudien spécialisé dans les grands projets de loisirs et de divertissement.

Et la surprise est de taille : les premières informations évoquaient essentiellement un éventuel parc Dragon Ball. Le projet présenté aujourd'hui est beaucoup plus vaste puisqu'il prévoit trois parcs à thème réunis autour de Cergy-Pontoise.

  • 6 milliards d'euros d'investissements annoncés ;
  • trois parcs à thème prévus ;
  • 22 000 emplois annoncés autour du projet ;
  • des hôtels et restaurants destinés à transformer le complexe en véritable destination touristique ;
  • des milliers de logements également évoqués pour accompagner son développement.

Nous ne sommes donc plus devant le projet d'un simple parc régional. L'objectif est manifestement de créer une destination de séjour, capable d'inciter les visiteurs à passer plusieurs jours sur place.

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Dragon Ball aura-t-il vraiment son propre parc ?

C'est actuellement l'élément le plus spectaculaire du dossier... mais aussi celui pour lequel il faut choisir ses mots avec soin.

Le projet français prévoit bien un parc lié à l'univers des mangas et Dragon Ball se trouve au centre des négociations menées depuis plus d'un an. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, évoque directement un parc consacré à Dragon Ball.

En revanche, les autorités n'ont pas encore dévoilé de plan du parc, de liste d'attractions ou de découpage thématique. Les thèmes des deux autres parcs restent eux aussi inconnus.

Autrement dit : Dragon Ball est beaucoup plus qu'une simple piste, mais il est encore trop tôt pour imaginer précisément à quoi ressemblera le parc francilien.

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Pourquoi Qiddiya fait rêver les amateurs de parcs ?

Le nom de Qiddiya n'est pas anodin. Le groupe développe déjà en Arabie saoudite un immense parc entièrement consacré à Dragon Ball. Et lorsqu'on regarde les caractéristiques annoncées là-bas, on comprend immédiatement pourquoi le projet français provoque autant d'excitation.

Le parc Dragon Ball de Qiddiya City doit s'étendre sur plus de 500 000 m², avec sept grandes zones inspirées des sept Dragon Balls et plus de 30 attractions.

Parmi les décors annoncés figurent plusieurs lieux mythiques de la saga, comme Kame House, Capsule Corporation ou la planète de Beerus. La pièce maîtresse du parc doit être un gigantesque Shenron d'environ 70 mètres de haut, associé à une montagne russe.

Pour un passionné de parcs, c'est évidemment cette référence qui fait monter le niveau d'attente : Qiddiya ne travaille manifestement pas sur un petit parc à licences composé de quelques attractions génériques et d'une boutique à la sortie.

Mais attention : aucun élément ne permet aujourd'hui d'affirmer que le parc français reprendra les mêmes attractions, les mêmes dimensions ou même exactement le même concept. Le projet saoudien nous renseigne sur le niveau d'ambition du promoteur, pas sur le plan définitif de Cergy-Pontoise.

L'ancien Mirapolis pourrait connaître une renaissance spectaculaire

L'histoire ajoute une dimension assez fascinante au projet. Le secteur retenu se trouve autour de Cergy-Pontoise et l'ancien terrain de Mirapolis, à Courdimanche, est au centre des discussions.

Pour les amateurs d'histoire des parcs français, le nom est loin d'être anecdotique. Ouvert en 1987, Mirapolis devait devenir l'un des premiers grands parcs modernes du pays. Son gigantesque Gargantua est resté célèbre, mais la fréquentation n'a jamais atteint les objectifs annoncés.

Environ 800 000 visiteurs avaient fréquenté Mirapolis durant sa première année alors que plus de deux millions étaient espérés. L'aventure s'était finalement achevée en 1991, quelques mois avant l'arrivée d'Euro Disney en France.

Voir revenir sur ce territoire un projet présenté comme l'un des plus importants investissements dans les loisirs depuis Disneyland Paris aurait donc quelque chose de particulièrement symbolique.

Il faut néanmoins rester précis : on ne sait pas encore si les trois parcs pourront tenir intégralement sur l'ancien terrain de Mirapolis. Des emprises complémentaires pourraient être nécessaires.

La comparaison avec Disneyland Paris est-elle crédible ?

Emmanuel Macron comme Valérie Pécresse ont employé la comparaison avec Disneyland Paris pour illustrer l'ampleur du dossier. Sur le plan financier, les chiffres permettent effectivement de parler d'un projet hors norme.

Mais du point de vue d'un observateur de l'industrie des parcs, mieux vaut comparer avec prudence.

Visiteurs devant statue géante de Goku
Visiteurs devant statue géante de Goku

Les 6 milliards d'euros concernent l'ensemble du programme : trois parcs, mais aussi leurs équipements, leurs infrastructures et une partie de l'offre touristique associée. Il serait donc trompeur d'imaginer un unique parc Dragon Ball bénéficiant à lui seul d'une enveloppe de six milliards.

Ce qui rapproche davantage le projet du modèle Disney est sa logique de destination : plusieurs parcs, des hôtels, de la restauration et suffisamment de contenu pour justifier un séjour plutôt qu'une simple excursion à la journée.

C'est probablement là que se trouve la véritable révolution potentielle pour le marché français.

Pourquoi Cergy-Pontoise ?

Plusieurs sites auraient été étudiés avant que le choix ne se porte sur Cergy-Pontoise. La proximité de Paris, les connexions avec la métropole et la présence de Disneyland Paris à l'autre extrémité de la région font partie des arguments avancés.

Le raisonnement est intéressant : plutôt que de considérer Disney comme un concurrent qu'il faudrait absolument éviter, le projet semble vouloir profiter de l'attractivité touristique globale de l'Île-de-France.

Un visiteur étranger pourrait ainsi construire un séjour autour de plusieurs grands parcs franciliens.

Sur le papier, c'est séduisant. Dans la réalité, les transports seront l'un des dossiers déterminants. Un complexe accueillant plusieurs millions de visiteurs nécessite des accès routiers robustes, des transports collectifs efficaces, des parkings importants et une gestion extrêmement rigoureuse des flux.

Et l'histoire de Mirapolis rappelle justement qu'un bon parc ne suffit pas : son accessibilité compte presque autant que ses montagnes russes.

Quand pourra-t-on visiter le parc Dragon Ball ?

C'est la question que tous les fans se posent et, pour l'instant, la réponse la plus sérieuse reste : pas avant plusieurs années.

Les trois parcs doivent être développés et ouverts progressivement. Le chantier global devrait donc s'étaler sur une longue période.

Une ouverture d'un premier parc autour de 2032 est évoquée parmi les premières estimations publiées, mais cette échéance doit encore être considérée comme indicative. Aucun calendrier définitif d'ouverture n'a été annoncé.

Avant d'accueillir le moindre visiteur, il faudra notamment finaliser le foncier, réaliser les études environnementales, obtenir les autorisations nécessaires, concevoir les attractions, construire les infrastructures de transport puis ériger le parc lui-même.

Pour un projet de cette taille, six années peuvent même passer très vite.

Ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore

Élément Situation actuelle
Création de trois parcs à Cergy-Pontoise Confirmée
Investissement annoncé 6 milliards d'euros
Emplois annoncés 22 000
Présence de Dragon Ball Au cœur du projet manga
Deux autres univers Non dévoilés
Attractions du parc français Non dévoilées
Superficie du parc Dragon Ball français Non annoncée
Site de Mirapolis Au centre du projet, emprise définitive à préciser
Date d'ouverture Aucune date ferme ; horizon 2032 évoqué pour un premier parc

Notre regard de passionné de parcs : le potentiel est énorme, mais le vrai test commence maintenant

Sur le papier, il s'agit probablement de l'une des annonces les plus importantes pour l'industrie française des parcs d'attractions depuis plusieurs décennies.

Dragon Ball possède une puissance culturelle exceptionnelle en France. Qiddiya dispose de moyens financiers considérables et développe déjà des projets de loisirs à une échelle rarement rencontrée en Europe. Ajouter trois parcs à thème à proximité de Paris peut complètement rebattre les cartes du tourisme de loisirs français.

Mais les passionnés de parcs le savent : un budget spectaculaire et une licence mondiale ne suffisent pas à faire un grand parc.

Tout se jouera désormais dans la qualité du masterplan, le choix des constructeurs d'attractions, la capacité des équipes à créer des décors réellement immersifs, la gestion des transports, l'exploitation quotidienne et surtout la fidélité avec laquelle l'univers d'Akira Toriyama sera transposé dans le monde réel.

Si Qiddiya applique à la France le niveau d'ambition actuellement affiché pour son parc Dragon Ball saoudien, Cergy-Pontoise pourrait effectivement accueillir une destination unique en Europe.

Pour l'instant, nous avons une promesse gigantesque. Les prochaines annonces devront nous dire si derrière les six milliards d'euros se cache réellement le parc Dragon Ball dont les fans européens rêvent depuis des décennies.

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Publié le et mis à jour le dans la catégorie Actu des parcs d'attractions + Parcs d'attractions avec licence ou personnages célèbres

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